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Sans importance...

Pour que soufflent les vents... encore un peu...

" Pleins et déliés....."

Publié le 8 Mars 2016 par Sans importance

" Pleins et déliés....."

Est-il possible d'assécher ou de remplir son coeur selon nos propres désirs?...

Ceci "faciliterait" les choses de la vie et nous permettrait de pouvoir gérer un peu mieux nos émotions, nos ressentis, mais.... je pense que ceci n'est guère possible, et selon moi, je crois que cela reviendrait en fin de compte, à emprisonner "le sens même" du fait de respirer...
Un arbre n'ayant plus de sève n'a plus d'oxygène à offrir....

J'ai appris, qu'il est dans nos instants parcourus, des faits, des choses incontrôlables que nous ne pouvons maîtriser jamais... et même si nous refusons d'écouter nos instincts, nos sentiments, nos émotions et nos ressentis, il n'en reste pas moins qu'ils sont bien plus forts que notre esprit, et que mener batailles contre eux est vain et inutile, car toujours ils restent présents et bien "aiguisés", en notre âme.... tout au moins, pour certains d'entre-nous....

Ce que je porte en mon esprit, en mon coeur, en mon sang, au plus profond..... jamais ne s'éteint, ne fait demi-tour, ne s'éloigne ou ne meurt...

Je ne sais, comment font ces autres qui peuvent ainsi balayer et vider leur coeur, et parfois... j'aimerai "être ainsi", mais seulement "parfois".... parce que même s'il me semble plus aisé car moins douloureux de parcourir chemins de cette façon, il me semble qu'il n'est de lectures plus profondes qu'avec les pleins et les déliés en mélange.... pour que coeur et esprit puissent s'abreuver de ce qu'est réellement ce que l'on nomme "la vie"....

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Cat 10/03/2016 08:47

"le souvenir du tourment "devient" souvenir", en fait il devient nostalgie ! l'essentiel est qu'il continue à nourrir notre humanité sans en devenir esclave ! réfléchir sur soi n'amène pas au bonheur, d'ailleurs il s'agirait de définir ce qu'est le bonheur au sens le plus noble du terme, je n'ai pas à ce jour lu ni entendu une seule définition qui tienne la route, la vie est aléatoire, semée d'embûches, nous ne la maîtrisons pas contrairement à ce que certains voudraient en penser. Trouver la clé de ses agitations internes (le mot agitation n'étant pas ici péjoratif), nous permettra juste de faire avec et engage à un lâcher prise (mot galvaudé qui ne relève pas d'une décision mais d'une évidence et apparaît soudainement). Cette démarche nous met face à nous-même, face à notre inconsistance et si nous la voyons en nous, nous la voyons chez l'autre et nous voyons donc ce qui agite le monde. Je n'ai pas de réponse sur un éventuel sens de la vie, je pense qu'il n'y en a pas si ce n'est éventuellement celui qu'on lui donne. Il m'a fallu des années pour comprendre que si l'autre n'est pas fiable, car perdu en lui-même, je ne le suis pas non plus. Ce n'est pas sans souffrance que l'on se prend cela dans la tronche mais cela permet d'éviter a minima de devoir toujours répondre au désir de l'autre (dont il ignore les ficelles d'ailleurs et qui ne le satisfera pas de toutes façons), l'impermanence, l'inconsistance touchent tous les êtres barrés, barrés d'eux-mêmes, de ce qu'ils sont profondément, à savoir plutôt rien que quelque chose. Evidemment ce n'est pas amusant ce que je dis, mais je ne peux que constater. Autrement dit, l'amour par exemple qui est sans doute le sentiment qui nous rend le plus vivant est la somme de 2 névroses mises ensemble, et comme le disait Lacan qui ne racontait pas que des conneries, c'est donner à l'autre ce qu'il ne veut pas (à savoir son vide, son manque) .. mais parfois 2 vides ensemble, ça peut tenir la route à condition de savoir se servir de ce qui vient d'être dit et donc d'en être conscient.

Sans importance 10/03/2016 21:41

Oui....
Juste une petite chose.... L'Amour est sans doute le sentiment qui nous offre souffles de vie, mais je pense plus à "désirs" de souffles de vie puisqu'il nous porte tout au creux lorsque ses bras ont assez de puissance pour cela...

cat 09/03/2016 07:38

L'inconscient a ses raisons que la raison ignore .. fouiller au plus profond de soi-même est un parcours semé d'embûches et combattre ce qui fait le lit de qui nous sommes est perdu d'avance. Quels sont donc ses émotions, sentiments qui nous bouleversent et nous agitent, d'où viennent-ils, qu'est-ce qu'ils disent de nous que nous ignorons .. vider son coeur mais est-ce possible ? réellement ? le déni est un leurre et s'il peut tenir un temps, tôt ou tard, la suprématie de ce qui nous occupe et dont nous ignorons parfois les méandres, refait surface de diverses manières, donc la répétition à l'oeuvre dès lors que précisément le mécanisme n'est pas compris. De chaque événement de nos vies (bon ou mauvais), nous tirons une substantifique moelle, ou plus prosaïquement un bénéfice secondaire, même dans la souffrance .. s'interroger sur ce qu'est ce bénéfice est un premier pas. Je ne crois pas et en aucune façon au fait que nous soyons comme des fétus de paille éternellement prisonniers de ce que nous ne connaissons pas de nous-mêmes dès lors que précisément toute la recherche humaine devrait tendre vers sa propre connaissance. Le "Connais-toi toi-même.." de Socrate prend tout son sens .. et comme le même Socrate le disait : “Une vie sans examen ne vaut d’être vécue“. Ce n'est pas ici une leçon que je donne, j'ai dépassé et largement ce stade, mais pour avoir connu ces chemins torturés, méandreux et noirs, répétant sans discontinuer du même, et plus que lasse de cela, j'ai été y voir .. je peux dire que j'ai été fort étonnée de ce que je mettais en marche pour sans cesse être accompagnée de cette souffrance qui est tout sauf créatrice .. à part peut-être dans l'écriture car chacun sait bien que ce qui fait le charme de certains écrits, reste ce côté tourmenté, qui parle à beaucoup. Mais il est possible d'écrire avec le souvenir du tourment sans en être pour autant indéfiniment attaqué. Evidemment ceci n'engage que ma propre expérience et ne saurait même engager quiconque à la suivre. Ce commentaire n'est que mon ressenti qui en lui-même n'a que la valeur que le lecteur peut lui accorder, ce qui n'est pas pas un gage de valeur précisément.

Sans importance 09/03/2016 21:52

Merci pour ces mots....
" Presque " en accord en totalité sur ceux-ci.
S'il est vrai que le ressenti, "ton ressenti", n'est un gage de valeur pour tous, il en est un pour moi, sois en certaine, car, toujours ils me font réfléchir un peu plus loin encore, et ce partage est une première valeur qui n'a de prix...

Je ne suis pas certaine que nous puissions volontairement mettre en avant une "marche à suivre", mais il me semble que c'est ancré en nous, et que ce chemin "fait parti intégrante de nous", un de ces petits trucs indestructible, que l'on ne peut gérer, contourner finalement.

Cette souffrance n'est pas vraiment créatrice, même s'il est juste qu'elle en est nourriture, puisque c'est en nos profondeurs que nous puisons les mots à naître.
Pour ma part, si je suis "à terre".... je ne peux dessiner alphabets, car ceci accentuerai un peu plus le "mal être", et me noyer au tout dedans me conduirait à mettre fin à cette souffrance, et n'est pas plusieurs solutions pour y mettre fin.

D'ailleurs, certains (es) pensent que c'est une sorte de lâcheté, ou une sorte de courage, c'est selon...

Moi?... Je ne sais... un mélange des deux sans doute, mais surtout et principalement le mot fin aux souffrances ressenties et no pas "stop à la vie".... juste faire "crever" d'un coup d'un seul ce qui ronge parfois, tel un soulagement...

Je ne sais si le souvenir du tourment "devient" souvenir, parfois oui, sans doute.... pour certaines choses, et je crois que pour que ce soit ainsi, il faut accepter, pardonner... aux autres et à soi-même, car tourments ne sont pas toujours du fait des autres, et sans doute avons nous tous part de responsabilité....

Beaucoup de personnes ont un parcours tumultueux, difficile, mais n'en reste pas moins qu'ainsi, il me semble que cela engendre une forme d'intuition de l'autre, des autres, un peu comme une approche plus fine, plus vraie, et sensation de ressentir "leurs propres ressentis, les deviner, les respirer" sans qu'ils aient mots dire.... (ceci m'est facile mais si étrange et parfois...) et que c'est l'unique manière de pouvoir approcher autre que soi, de s'en intéresser, d'offrir soutien, sourire et écoute... et au travers de ce que l'on a à offrir, ce "besoin" que l'on a à offrir, pour ainsi tenter d'éviter que ces autres aient moins mal, et essayent d'éviter ces chemins sans lune...

Ne pas en rechercher quelconque merci/intérêt,reconnaissance, ne rien convoiter, ne rien en attendre, car il n'est de plus grande richesse que de pouvoir s'exprimer sans offrir son identité en retour, puisque de toutes manières, si tel est le cas, déceptions seraient sans doute au rendez-vous...

Tout simplement parce que la nature "humaine" n'est pas réellement ce que j'en espérais, ce que j'en attendais, et qu'au bout du compte, souvent... très souvent.... la médiocrité est supérieure à la sincérité/simplicité et noircit les âmes qu'elle domine.

Suis-je tourmentée?... Très certainement, j'en suis consciente....
Les raisons?... J'en sais une partie, l'autre m'est sans doute incompréhensible, "je suis ainsi"... je fais "avec" ses hauts, et ses bas, sans réellement chercher à en définir leurs racines, et il est d'ailleurs une petite chose qui m'est et me restera à jamais incompréhensible.... me ressentir "hors norme", un peu comme d'un autre siècle... difficile à exprimer/expliquer, et en résumé je dirai que "ce monde n'est pas le mien".... tout simplement... mais, est-ce si "étrange" que d'ainsi penser?... Je ne sais...

Toujours très constructives et agréables nos discussions Cat.... Merci pour cela.....